samedi 20 décembre 2014

Jaen - Zuheros

Après avoir quitté l'hôtel Hidalgo, nous arrivons à Jaen, dont la province est connue pour ses oliviers qui s'étendent à perte de vue; chaque m² est planté d'oliviers.
 Il nous faudra pas mal de patience pour tout d'abord trouver le bon chemin qui mène au centre de la vieille ville où se trouve la cathédrale. Après avoir fait plusieurs fois le même trajet, nous trouvons enfin un parking pas trop loin de la cathédrale par laquelle débute notre visite.
 C'est dans cette cathédrale que j'ai rencontré un très gentil monsieur qui surveille l'entrée de la crypte qui m'a dit qu'il était intéressant d'y jeter un coup d’œil pour qui s'intéresse à l'architecture.
Il m'y a même accompagné pour me donner de plus amples explications, très gentil!
 C'est notamment lui qui m'a conseillé de prendre cette photo.
Pour la visite de l'intérieur, il faut regarder la vidéo ci-après.
 2ème point d'intérêt à Jaen c'est le centre culturel qui comprend les bains arabes (banos arabes) ainsi que la palais de Villardompardo, le tout étant un grand musée.
On y parle bien entendu de l'olive, grande richess de la région, 60 millions d'oliviers, ce n'est pas rien!!!
 Voilà donc les bains arabes que l'on retrouvera souvent dans les villes que nous allons visiter par la suite.




On retrouvera toujours à peu près la même répartition des salles dans tous les bains arabes que nous visiterons. 
 Voici la partie musée du centre culturel.




 Et enfin, ici, la partie du palais Villardompardo avec son joli patio.

 Le château d'Alcaudete se trouve sur notre route, donc il mérite un détour pour la visite.
 On ne peut malheureusement pas le visiter sans faire appel à un préposé qui habite dans ce village, compliqué, surtout en espagnol...


 L'église n'est pas accessible non plus; ça arrive de temps en temps...
J'ai bien dit qu'il y avait des oliviers partout! 
 Toujours respecter l'alignement.
Arrivée à Zuheros, charmant petit village aux rues étroites où nous trouvons tout de même un emplacement pour nous garer pas trop loin de l'hôtel Zuhayra où nous passerons 2 nuits. 


 On profite une dernière fois de l'air frais avant qu'il ne fasse trop froid car ici on est tout de même dans les hauteurs.
La veille à l'hôtel, suite à mes questions sur la production d'olives dans la région, le réceptionniste nous a dit qu'il était possible de rendre visite à un grand producteur de Baena qui n'est vraiment pas très loin de Zuheros.
 

 
Et voilà le grand patron de cette société qui se fait un plaisir de nous faire visiter ses installations encore calmes puisque la saison de la cueillette n'a pas encore débuté.
 La première chose à faire c'est d'écraser les olives pour en faire une sorte de pâte noire car les olives doivent être mûres et donc noires.
Voir la vidéo
Après l'écrasement, la pâte passe au travers d'un filtre que l'on devine juste en face de moi et une première récolte d'huile s'opère à cet endroit.
La pâte est ensuite disposée entre des plateaux de matière plastique (plus facile à laver après usage que les anciennes toiles de jute).
Cette pile de plateaux est ensuite compressée grâce à la presse hydraulique qui a une certaine hauteur, faut-il le souligner.
Toute la partie liquide des olives est ainsi récoltée avant d'être acheminée vers les cuves de décantation où l'huile étant plus légère que l'eau flotte tout bêtement en surface alors que l'eau noirâtre est récupérée par le bas pour constituer un engrais biologique après avoir été mélangée avec la partie solide des olives qui est restée entre les plateaux de plastique; rien n'est donc perdu!
Une fois les cuves de décantation vidées de leur eau, il ne reste plus qu'à pomper l'huile pour la stocker dans des grandes cuves en inox, version moderne des sortes de grandes jarres.


 Anciennes jarres et mesures.
 
Les cuves modernes en inox sont reliées entre elles par une tuyauterie, ce qui permet au goûteur de faire son mélanges d'huiles de plusieurs récoltes pour arriver à produire une huile de goût et de qualité stables.
 
A votre santé, à boire avec modération tout de même!!!
 Stade final de la production, la mise en bouteilles.
Il y en a même en porcelaine car les Japonais achètent beaucoup de cette huile pour en faire des produits cosmétiques(propriétés antioxydantes) qu'ils revendent bien plus cher. Eh oui, business is business.



Voilà un des chauffeurs qui attend la fin du chargement de sa cargaison justement pour des Japonais.
La présence de bonsaïs d'oliviers est bien la preuve que le Japon achète en Espagne; il est vrai que cette entreprise est le plus grand propriétaire et producteur. Il vend aussi son huile à des coopératives.

 C'est avec beaucoup d'humour que ce grand patron nous a fourni beaucoup d'explications quant au procédé de fabrication en insistant sur la qualité BIO de son huile vendue 30€ le bidon de 5l.
 Voici un olivier qui a 500 ans, il se porte toujours bien ce petit vieux!!!
Le 23, on reste à Zuheros toute la journée.

  
Je me contente d'une balade à travers le village, toujours intéressé par la technique!
 Voilà le procédé à utiliser pour obtenir le résultat final ci-dessous, simple!
Il suffit de remplir les gabarits en acier avec le bon mélange de ciment et puis on parachève avec des galets.

  





Maria, elle, est allée se balader dans les hauteurs pour y découvrir des gorges proches du village.
http://youtu.be/DN4Eyh-BKF8






 Jolie petite place du village tout près du château. 

Bel ensemble décoratif de verdure. 

Grâce à ce Monsieur on aura enfin accès à une tour proche du château.

  

Il y a de chouettes endroits dans ce village!
  

 Au pied du château, on a une vue splendide sur la vallée.

Sympas aussi ces bancs d'où on peut admirer le paysage une dernière fois car demain, on repart.

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